Les femmes du XV de la citadelle

Equipe des Femmes Du 15 De La Citadelle Sisteron

Fondé en 1965 par quelques passionnés du ballon ovale, le Club Olympique Sisteronais (C.O.S) est fier d’être représenté dans toutes les catégories, notamment à travers l’équipe féminine crée en 2007. Jazette a souhaité rencontrer cette équipe de “Rugby Women” et c’est tout naturellement que nous nous sommes invités à l’entraînement du mardi soir, à la fraîcheur des débuts de soirées de novembre… et là, on ne peut pas s’empêcher de se dire : « Chapeau les filles ! »

Interview
Rencontre avec l’équipe

C’est la troisième année que vous êtes Capitaine de cette équipe, qu’est-ce qui vous motive toutes ?

Christine : On pratique le rugby à 7 donc c’est essentiellement du jeu en passe et c’est ce qui nous plait de courir avec le ballon, on s’éclate ! On essaye aussi de promouvoir ce sport au niveau féminin, de casser un peu les tabous par rapport à cette activité. C’est soi-disant un sport violent, brutal… en réalité ça détends énormément et ça tonifie aussi pas mal !
Évidement, c’est du rugby donc les contacts sont très présents aussi chez les femmes, comme dans tous les sports, on joue !

Géraldine : On va au contact aussi par plaisir ! Selon certains entraineurs, étant donné la taille du terrain sur lequel on s’entraine à 7 on ne devrait même pas se toucher… mais c’est parfois difficile de faire les passes avant qu’on nous attrape !!!

Christine : C’est la maturité de notre jeu qui entraine les contacts. Mais au delà du sport, on viens aussi au COS rechercher un esprit d’équipe, et puis il y a la troisième mi-temps !

Alors, c’est comment « une troisième mi-temps de filles » ?!

Christine : Et bien, on boit des bières (avec modération, bien-sûr !)
on refait le match… c’est comme chez les hommes mais en mieux !!! on se fait des petits gâteaux… on partage surtout quelque chose de sympa et c’est une bonne expérience de groupe.

L’esprit de compétition est important dans une équipe, les match c’est important pour vous ?

Les Femmes Du 15 De La Citadelle 2

Christine : En moyenne, on joue un match par mois et on attends toutes les matchs avec impatience même si c’est plutôt stressant, on recherche aussi l’adrénaline que ça apporte.

Christelle : Ca reste le but ! Et puis on est plus soudées après les compétitions, on se déplace ensemble pour aller chercher la victoire ! Ca serait bien de se refaire un championnat de France comme il y a 2 ans, c’est notre but pour cette année.

Vous vous entraînez aussi avec l’équipe féminine de Pertuis. Comment s’organise cet échange ?

Christine : On s’est contacté mutuellement et quand nous avons réalisé qu’elles n’avaient pas l’effectif pour jouer en championnat, on s’est dit
«allez, on les accueille !». Malgré l’ancienneté de leur club, il est difficile de recruter pour monter une équipe
féminine, le regroupement des 2 équipes s’est imposé… du coup un jeudi sur deux elles viennent s’entrainer à
Sisteron et inversement.

Christelle : Elles étaient 12 puis sont passées à 7 en début de saison… c’est bien qu’elles soient avec nous, ça renforce l’effectif et surtout l’équipe.

 

 

Et au niveau du club, vous êtes un peu « chouchoutées » quand même ?

Christelle : Ah ! Et bien justement, voilà 1 vieux crampon !! Il fait parti de l’équipe des Barbarialp, ce sont les plus de 35 ans qui on repris du service depuis cette année.

Christine : Certains viennent souvent compléter notre effectif aux entrainements alors on les prends avec nous !

Christelle : C’est bien pour nous, on est ravies ! Ca nous permet de profiter de leur expérience, on apprend.

Christine : Certains hommes débutent avec les femmes et d’autres nous aident à progresser. C’est ça l’esprit rugby !

Logo Du 15 de la citadelle Sisteron

L’EQUIPE :

Christine (capitaine), Christelle, Géraldine, Elodie, Gaëlle, Morgane, Magalie, Imane, Emmanuelle.

LE STADE :

Le complexe sportif qui supporte la structure a été rénové en avril 2009 et offre au COS un espace d’entrainement optimal.

CLUB OLYMPIQUE SISTERONAIS
284, route de la motte du Caire
04200 Sisteron

 

 

 

Par Marion Labourdenne