Programme Leader 2007- 2013

Programme Leader 2007 2013

Le Pays Sisteronais-Buëch s’engage dans un éco-territoire

Logo Pays Sisteronais Buech

Association loi 1901, le Pays Sisteronais-Buëch regroupe neuf communautés de communes (Sisteronais, Laragnais, Serrois, La Motte du Caire Turriers, Ribiers Val de Méouge, Vallée de l’Oule, Interdépartementale des Baronnies, Vallée du Jabron, Haut-Buëch), représentant 83 communes et 28401 habitants, répartis principalement sur les départements des Hautes Alpes et des Alpes de Haute Provence, ainsi que 5 communes de la Drôme. Son action repose sur les collectivités qui le constituent et l’équipe technique du Pays travaille étroitement avec ces dernières afin de monter des projets structurants.

Publi rédactionnel par Audrey Matt & Olivier Hebreard

LEADER

Logo Programme Leader

Répondant à un appel à projet de l’Europe, le Pays Sisteronais-Buëch a déposé un dossier de candidature au programme Leader (Liaisons Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale). La volonté d’inscrire le territoire dans ce dispositif de soutien au développement des territoires ruraux, est née à l’initiative conjointe des élus et du Conseil de Développement. Ainsi, élus, socioprofessionnels, techniciens des collectivités, représentants des chambres consulaires, associatifs, … ont défini une stratégie, la ciblant sur la volonté de faire du Sisteronais-Buëch un véritable éco-territoire.

Ce dispositif, qui s’étendra jusqu’en 2013, permet de débloquer une enveloppe de 3,6 millions d’euros pour l’ensemble du Pays. Les financements des projets inscrits dans ce dispositif proviennent de la Commission Européenne au travers d’un fond nommé FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) et peuvent prétendre à des cofinancements provenant (selon le projet) du Conseil Régional PACA, de Rhône Alpes, du Conseil Général des Alpes de Haute Provence, du Conseil Général des Hautes Alpes et du Conseil Général de La Drôme. Peuvent également s’inscrire en tant que cofinanceurs les chambres consulaires, les collectivités (communes, groupements de communes) les établissements publics et tout autre partenaire privé (sponsor).

Un éco-territoire en marche

L’éco-territoire est un principe qui répond à la double notion de qualité de vie sur le territoire et de Développement Durable. Ainsi, les projets retenus dans ce programme devront répondre à ce double concept et devront afficher un caractère innovant pour le territoire. En effet, Leader soutient les opérations pertinentes qui développent de nouveaux produits ou services sur le territoire. Ces projets doivent permettre d’engager une réflexion multi partenariale entre des personnes issues de domaines d’activités parfois éloignés et/ou pluri-thématiques, c’est-à-dire entre personnes ou structures ne travaillant pas forcément dans le même secteur.

Deux thèmes principaux constituent le cadre des projets éligibles :

  • Favoriser l’accessibilité aux services essentiels (dont le cœur de la réflexion est porté par la réalisation d’un schéma de services – cf page suivante)
  • Optimisation et diversification de l’économie locale

Le programme Leader prévoit aussi la mise en place de projets de coopération, qui permettront de soutenir des projets réalisés en partenariat avec d’autres acteurs de territoires français ou étrangers. La thématique abordée dans ces projets concernera l’éco-mobilité au sein du territoire.

Les actions proposées peuvent être diverses mais doivent apporter une réelle plus-value au territoire.

Pour exemple, on peut imaginer les projets suivants : développement de nouveaux services au sein des commerces de proximité, nouvelles solutions d’accessibilité aux services, création de nouvelles activités, accueil ou développement de points de vente directe, de nouveaux modes d’accompagnement, d’offre pour des publics cibles, création de campagnes d’information, …

Les porteurs de projets éligibles

sont divers et leur éligibilité dépend du type de projet présenté : associations, micro-entreprises, sociétés coopératives (SCIC, SCOP), ménages agricoles, collectivités (communes ou groupement de communes) et chambres consulaires. Par ailleurs, quelque soit le porteur de projet, les financements ne pourront bénéficier qu’aux projets qui sont localisés sur tout ou partie du territoire du Pays Sisteronais-Buëch.

Le schéma de services

Désigné comme le cœur de la stratégie développée par le programme LEADER, un Schéma de Services a été lancé en juin 2009 par le Pays.

La notion de «services» est très vaste et on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière cette appellation. Pour la définir, nous dirons donc que ce sont les services d’intérêt général ainsi que les services nécessitant l’intervention publique :

  • Les services publics dispensés par l’Etat, les collectivités, les entreprises publiques, etc.
  • Les services dispensés par des associations subventionnées
  • Certaines entreprises privées (énergie, télécom…) avec obligation de service public et les services privés de base dans les petites communes.

Ainsi, le diagnostic est établi autour de 18 «bouquets de services» ( petite enfance, transports, emploi…).

Enfin, seront organisés des focus groupes sur des thèmes clés qui seront choisis en fonction des conclusions tirées du diagnostic : ces réunions rassembleront les usagers et les professionnels des services. L’ensemble de ce travail viendra en complément d’une analyse fine des données existantes Au final, des actions concrètes seront mises en œuvre, prenant appui sur les nouvelles technologies (permettant la dématérialisation d’un service) ou bien la mutualisation ou la duplication de services existants sur le territoire.

Des arbitrages quant à ces actions seront faits à l’issue du diagnostic par le comité de pilotage, qui pointera les thématiques pour lesquelles les manques à gagner sont les plus importants.

Ces actions pourront aussi bien concerner le domaine de la petite enfance, que les transports, l’emploi, la culture, la santé ou les services à la personne.

Est considéré comme porteur de projet

Toute personne ayant entamé une réflexion sur une action qui concourt au développement d’un éco-territoire.

Cette réflexion peut être plus ou moins entamée, de l’état d’idée à celle d’action complètement définie. Dans Leader, chaque initiative présentée doit être relative aux services ou au développement économique local.

Si vous êtes intéressé par la démarche d’élaboration du schéma de services, si vous préparez un projet qui permettra d’animer le territoire, de proposer un nouveau service, de développer votre activité mais également de favoriser la rencontre entre habitants, n’hésitez pas à nous contacter !

L’équipe du Pays Sisteronais-Buëch est à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner dans le montage de vos projets.

Le Schéma de Services

Le schéma de services du Pays Sisteronais-buëch se fixe comme objectifs :

  • D’élaborer un état des lieux précis des services rendus sur le territoire, d’identifier l’existant et les besoins
  • Identifier les manques et les freins au développement, mettre en avant et soutenir les atouts et les leviers
  • Élaborer une étude/action : outil d’aide à la décision pour définir une stratégie de développement
  • Accompagner les politiques locales, organiser des réponses innovantes : mutualisation, mobilisation des acteurs et utilisation en réseau des TIC
Pays Sisteronais-Buëch

1, Place de la République

BP 100

04 200 SISTERON

Tél : 04.92.61.49.86

gal@ pays-sisteronais-buech.fr

services@ pays-sisteronais-buech.fr

Plus d’informations sur le site
Internet du Pays :

www.pays-sisteronais-buech.fr

Crédit Photo : Agnès BIDAULT-BRAISAZ

Logo Conseil Général Hautes Alpes

Logo Conseil Général Alpes de Haute Provence

Les femmes du XV de la citadelle

Equipe des Femmes Du 15 De La Citadelle Sisteron

Fondé en 1965 par quelques passionnés du ballon ovale, le Club Olympique Sisteronais (C.O.S) est fier d’être représenté dans toutes les catégories, notamment à travers l’équipe féminine crée en 2007. Jazette a souhaité rencontrer cette équipe de “Rugby Women” et c’est tout naturellement que nous nous sommes invités à l’entraînement du mardi soir, à la fraîcheur des débuts de soirées de novembre… et là, on ne peut pas s’empêcher de se dire : « Chapeau les filles ! »

Interview
Rencontre avec l’équipe

C’est la troisième année que vous êtes Capitaine de cette équipe, qu’est-ce qui vous motive toutes ?

Christine : On pratique le rugby à 7 donc c’est essentiellement du jeu en passe et c’est ce qui nous plait de courir avec le ballon, on s’éclate ! On essaye aussi de promouvoir ce sport au niveau féminin, de casser un peu les tabous par rapport à cette activité. C’est soi-disant un sport violent, brutal… en réalité ça détends énormément et ça tonifie aussi pas mal !
Évidement, c’est du rugby donc les contacts sont très présents aussi chez les femmes, comme dans tous les sports, on joue !

Géraldine : On va au contact aussi par plaisir ! Selon certains entraineurs, étant donné la taille du terrain sur lequel on s’entraine à 7 on ne devrait même pas se toucher… mais c’est parfois difficile de faire les passes avant qu’on nous attrape !!!

Christine : C’est la maturité de notre jeu qui entraine les contacts. Mais au delà du sport, on viens aussi au COS rechercher un esprit d’équipe, et puis il y a la troisième mi-temps !

Alors, c’est comment « une troisième mi-temps de filles » ?!

Christine : Et bien, on boit des bières (avec modération, bien-sûr !)
on refait le match… c’est comme chez les hommes mais en mieux !!! on se fait des petits gâteaux… on partage surtout quelque chose de sympa et c’est une bonne expérience de groupe.

L’esprit de compétition est important dans une équipe, les match c’est important pour vous ?

Les Femmes Du 15 De La Citadelle 2

Christine : En moyenne, on joue un match par mois et on attends toutes les matchs avec impatience même si c’est plutôt stressant, on recherche aussi l’adrénaline que ça apporte.

Christelle : Ca reste le but ! Et puis on est plus soudées après les compétitions, on se déplace ensemble pour aller chercher la victoire ! Ca serait bien de se refaire un championnat de France comme il y a 2 ans, c’est notre but pour cette année.

Vous vous entraînez aussi avec l’équipe féminine de Pertuis. Comment s’organise cet échange ?

Christine : On s’est contacté mutuellement et quand nous avons réalisé qu’elles n’avaient pas l’effectif pour jouer en championnat, on s’est dit
«allez, on les accueille !». Malgré l’ancienneté de leur club, il est difficile de recruter pour monter une équipe
féminine, le regroupement des 2 équipes s’est imposé… du coup un jeudi sur deux elles viennent s’entrainer à
Sisteron et inversement.

Christelle : Elles étaient 12 puis sont passées à 7 en début de saison… c’est bien qu’elles soient avec nous, ça renforce l’effectif et surtout l’équipe.

 

 

Et au niveau du club, vous êtes un peu « chouchoutées » quand même ?

Christelle : Ah ! Et bien justement, voilà 1 vieux crampon !! Il fait parti de l’équipe des Barbarialp, ce sont les plus de 35 ans qui on repris du service depuis cette année.

Christine : Certains viennent souvent compléter notre effectif aux entrainements alors on les prends avec nous !

Christelle : C’est bien pour nous, on est ravies ! Ca nous permet de profiter de leur expérience, on apprend.

Christine : Certains hommes débutent avec les femmes et d’autres nous aident à progresser. C’est ça l’esprit rugby !

Logo Du 15 de la citadelle Sisteron

L’EQUIPE :

Christine (capitaine), Christelle, Géraldine, Elodie, Gaëlle, Morgane, Magalie, Imane, Emmanuelle.

LE STADE :

Le complexe sportif qui supporte la structure a été rénové en avril 2009 et offre au COS un espace d’entrainement optimal.

CLUB OLYMPIQUE SISTERONAIS
284, route de la motte du Caire
04200 Sisteron

 

 

 

Par Marion Labourdenne

Les coulisses de Mc’Do

Galère précaire ou tremplin professionnel ?

Coulisses Mc Do

 

« Mc Donald’s — ou Mc Do pour les intimes — est la chaîne de restauration rapide américaine la plus importante du monde. Avec plus de 31 600 restaurants à travers le monde, cette marque est devenue un symbole de la mondialisation et de la prédominance de la culture américaine» (Déf. Wikipédia). Cela étant dit, qu’en est-il vraiment au quotidien en termes d’emploi, de fonctionnement, d’hygiène alimentaire …? Jazette s’est intéressé aux coulisses d’une de ces nombreuses «machine de guerre», installée tout près de chez nous : le restaurant implanté à Peipin depuis le 21 avril 2009. Nous y avons rencontré Yvon Le Peuch, Directeur, ainsi que Aurélie Figuière, Hôtesse. Ils nous font partager la vision interne de leur entreprise… alors galère précaire ou tremplin professionnel ? À vous de juger !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Directeur Mac Donald

Yvon Le Peuch
Franchisé Mc Donald’s Peipin

Quel parcours vous a conduit jusqu’au restaurant Mc Donald’s de Peipin ?

Yvon Le Peuch : Je suis diplômé d’une école de commerce et j’ai travaillé pendant 20 ans comme cadre supérieur dans des multinationales comme Danone où j’ai exercé dans la vente, le marketing, la direction générale. A 40 ans, j’ai eu envie de travailler pour moi et quand j’ai un peu regardé, je me suis dirigé vers Mc Do d’une manière assez naturelle. J’ai ouvert un restaurant à Paris, ça à bien fonctionné, j’en ai alors acheté 2 autres que j’ai vendus pour racheter à Dignes et à Manosque puis j’ai ouvert ici, à Peipin.

Mc Do est réputé pour recruter
régulièrement. Comment participez-vous au développement de l’emploi ?

Y. L.P : Concernant le site de Peipin, on a crée à l’ouverture 35 emplois en C.D.I, certains à temps partiels mais un nombre significatif est à temps plein. Nos modes de fonctionnement nécessitent de la flexibilité et on essaye de faire coller nos attentes et nos besoins avec ceux de nos salariés.

Comment se gère cette flexibilité ?

Y. L.P : Dès le recrutement d’un salarié, on défini avec lui les jours et les tranches horaires pendant lesquels il souhaite travailler. Une fois le planning calé, il travaillera toujours les mêmes jours de la semaine et aura toujours les mêmes jours de congés. Les plannings sont à la disposition du personnel 10 jours à l’avance. Tout est très structuré et organisé.

Comment se passe les recrutements ?
Avez-vous de critères ou des profils types ?

Y. L.P : On est très «open» ! Nous avons des voies de recrutements diverses et variées, des étudiants mais aussi des gens qui n’ont pas réussi dans le système d’éducation classique et qui ne parviennent pas à trouver du travail. Pour nous, tout cela n’est pas une difficulté ! Si la personne à la volonté de travailler, on sait la former, on sait leur faire acquérir les compétences dont ils ont besoin pour travailler chez nous. C’est comme ça d’ailleurs qu’il y a des révélations chez Mc Do, beaucoup de gens très capables ne sont pas faits pour le monde scolaire. Ils sont mal orientés, ont connu quelques échecs parfois, et puis un jour, un peu par hasard ils se retrouvent équipiers chez Mc Do. Là, on les accompagne, on les forme et ils deviennent Managers ou encore Directeurs. Prenons l’exemple de Julien, Directeur du restaurant de Peipin, il est rentré il y a 8 ans comme équipier !

Vous n‘avez pas peur que vos salariés emportent le savoir acquis dans une autre entreprise ?

Y. L.P : Non, c’est ce qui fait la force de notre réseau et de la franchise, parce que Mc Do ca se passe sur le terrain. Il y a des entrepreneurs et des hommes qui sont proches de leurs équipes. Nos salariés évoluent, améliorent leurs compétences et peuvent ensuite valoriser leur parcours. Un directeur avec 3 ans d’expérience peut obtenir une licence, donc un BAC + 3, dans le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience. Personnellement, je crois dur comme fer à l’évolution des gens et puis vous savez, c’est la compétition ! Si un salarié est bien chez moi pourquoi voulez-vous qu’il parte ailleurs? J’ai dans mon organisation des gens qui ont 18 ans de boîte. Former son personnel c’est un bon investissement.

Niveau salaire, on peut gagner jusqu’à combien en fin de circuit ?

Y. L.P : (Rires) Je vais juste vous dire que pour que les gens soient à l’aise dans leur métier, il faut aussi qu’ils gagnent leur vie ! Donc quand j’ai un bon élément, je fais ce qu’il faut pour le garder !

Y-a t’il un profil qui se dégage parmi vos salariés ?

Y. L.P : Je dirais qu’il y a quand même 2 types de salariés chez Mc Do. Il y a ceux que je nommerai «le noyau dur» pour qui travailler chez Mc Do c’est un vrai travail. Et donc ils le prennent avec le sérieux et la rigueur nécessaire; Et puis il y a ceux que j’appellerai «les électrons libres» qui comme les premiers viennent pour les
besoins de la vie, mais pour eux c’est payer les vacances, le permis de conduire,
gagner de l’argent entre deux échéances et un peu pour les études… Les deux profils s’investissent chacun à leur manière. Même si on est très exigeant, on travaille dans de bonnes conditions parce que la meilleure façon d’obtenir des résultats c’est encore d’avoir une équipe qui a envie de travailler. C’est la politique de l’enseigne !

Equipiere

Votre statut de franchisé vous impose des normes et schémas stricts à respecter. Quand pouvez-vous y ajouter votre touche personnelle qui crée l’ambiance et l’identité interne d’une entreprise ?

Y. L.P : Il y a belle lurette que j’ai compris que pour avoir une équipe efficace, il fallait tout simplement qu’elle ait envie de travailler. Donc même si effectivement nous avons des normes imposées, je m’attache à ce que l’on travaille dans un bon climat. Je suis à l’écoute au quotidien et si j’ai à côté de moi des gens investis, je les aide autant que je peux.

Comment est organisé le réseau des franchisés ?

Y. L.P : C’est un système qui fonctionne de manière collégiale, on travaille en G.I.E. (Groupement d’Intérêt économique). On est 250 franchisés en france et il y en a environ 60 qui sont impliqués pour gérer le système. La publicité par exemple, tout le plan marketing c’est 10 franchisés complétés par 2 membres de la Compagnie qui décident de ce qui va se faire. La direction Marketing travaille et propose des plans qui sont acceptés ou non par le réseau. Ca marche comme ca !

Chaque franchisé s’implique dans ce système ?

Y. L.P : Oui, par exemple, pour les achats de matières premières, je suis impliqué depuis 8 ans aux achats et je suis depuis 1 an le Président National des achats pour les franchisés en France. Je siège également aux bancs de l’Europe et donc, si vous voulez parler du boeuf avec moi, je peux vous faire 3 heures sur l’histoire du boeuf en Europe ! On est complètement impliqués dans le système… je m’occupe de tous les achats de boeuf, de poulet, de pain, etc. On achète tout en commun.

Justement, parlons un peu du boeuf ! Que doit-on penser lorsque l’on entends dire que les steak de Mc Do sont fabriqués à base de vers alimentaire ?

Y. L.P : (Rires) Soyons clairs, Mc Do c’est pas de la gastronomie ! Mais je peux vous dire que nos ingrédients sont de top qualité. Notre steak haché c’est du muscle et du gras de boeuf. C’est tout !
Il y a 18% de matières grasses animales, le reste c’est du muscle !

Et pour les autres produits ?

Y. L.P : Pour les pommes de terre par exemple, on à 1 partenaire, c’est Mc Cain nous sommes en contrat avec des agriculteurs français qui revendent leur production à Mc Cain qui nous les revends. Tout le processus est suivi, c’est nous qui avons défini la variété à utiliser. Dès l’arrachage, tout est transmis pour être trié et calibré selon nos normes de sélection. Pour la salade c’est Bonduelle qui nous la fourni, le Coca est fabriqué sur place… tout est normé comme ça.

On ressent que le positionnement de l’enseigne a changé et se recentre autour de valeurs comme la diététique et de l’environnement. C’est une volonté de l’enseigne de casser l’image de «Mal-bouffe» du Mc Do ?

Y. L.P : Il y a 2 choses. Si on veut pérenniser notre business, il faut absolument que notre offre soit en phase avec les attentes du consommateur et elles ne sont plus les mêmes qu’il y à 10 ans. Aujourd’hui, la nutrition et l’écologie occupent une grande place dans les préoccupations des gens. On doit s’adapter à la société et en même temps, comme nous sommes assez significatif sur le marché, on a aussi un «devoir social». On essaye donc de tenir les objectifs commerciaux tout en jouant un rôle et en nous adaptant aux attentes de nos clients. On a donc une offre plus diversifiée, on fait des salades, des fruits à croquer, on a des yaourts… et puis c’est pas fini parce que l’année prochaine va voir naître de très beaux projets.

Quel regard portez vous sur votre principal concurrent «Quick» ?

Y. L.P : En france, il y a deux grandes marques sur le marché de la restauration rapide. Il y a Mc Do qui est le leader incontesté et Quick qui est challenger. Chez Quick ce sont des gens sérieux qui font sérieusement leur métier et qui vendent de bons produits. Après, c’est la compétition, chacun se bat !

Des bruits courent selon lesquels vous auriez de nouveaux projets d’implantation ?

Y. L.P : Quand on a décidé que c’était l’heure de s’implanter, on s’est questionné par rapport à la zone Nord de Sisteron et à la zone de Peipin. Très franchement, on a longtemps étudié tout ça… Finalement, on a décidé de venir à Peipin et dès l’instant où nous avons pris la décision de venir ici c’était fini pour le reste. Il est vrai que certaines rumeurs ont circulé à ce sujet, notamment suite à un article de presse qui à lancé le doute sur un deuxième Mc Do. Mais non, il n’y aura pas de deuxième Mc Do dans le coin !

Pour conclure ?

Y. L.P : Je dirai que nous sommes très content d’être venu sur cette zone. A titre plus personnel, je suis très heureux de travailler avec l’équipe qui «sévit» dans ce restaurant. C’est vraiment une équipe agréable et sympa, je suis très très content.

Hotesse Mc Donald

Aurélie Figuière
Hôtesse Mc Donald’s Peipin – 26 ans

Pourquoi avoir postulé chez Mc Do ?

A. F : Je travaillais comme vendeuse en boulangerie puis j’ai du arrêter pour cause de licenciement économique. Je cherchais donc un travail à proximité de chez moi et je savais qu’un restaurant devais s’ouvrir à Peipin. J’ai posé ma candidature à l’ANPE et 15 jours plus tard j’étais embauchée !

Tu n’avais pas d’apriori vis à vis de cette enseigne ?

A. F : (Rires) Si, bien sûr ! J’avais une certaine appréhension au départ, mais je savais aussi que je pourrai organiser mes horaires autour de ma vie de famille. Mais aujourd’hui, quand j’entends des gens se plaindre de leurs boulots, moi je me dit que je suis super bien dans ce travail là. Je me lève et je suis contente de venir travailler, j’y vais pas «la boule au ventre» et ca, c’est vraiment primordial pour moi.

Et l’entourage, comment a-t’il perçu ce nouveau job ?

A. F : Au début c’était mitigé ! L’entourage paraissait assez inquiet que je rentre dans ce circuit. Travailler chez Mc Do est presque synonyme de «galère», c’est assimilé à un job d’appoint…
Mais je crois qu’il faut vraiment travailler dans l’entreprise pour comprendre. On a pas de pression particulière, mes horaires ont été définis par avance selon mes disponibilités.

Comment s’est déroulé ton 1er jour de travail ?

A. F : La première journée c’est exclusivement de la formation, on visionne une vidéo sur l’hygiène et la sécurité alimentaire et le Manager nous prends en charge le reste de la journée. On est formé poste par poste, d’abord la caisse puis l’assemblage des produits… Il faut le temps de bien assimiler chaque poste. La 1ère journée reste quand même stressante !
Après on apprends surtout à gagner en rapidité. Il y a une tolérance quand même et on a pas de pression exagérée, si t’es un peu «speed» à la base ca va tout seul !

Comment s’organise la hiérarchie, est-il facile de «grimper» les échelons ?

A. F : Ca commence par les équipiers, après on a les Chefs d’équipe et les Hôtesse puis les Managers et enfin le Directeur. Pour les promotions, ce sont les Managers qui repèrent les bons éléments et qui leurs proposent de l’avancement. On a des évaluations tous les 3 mois sur les sujets d’hygiène et de sécurité alimentaire.

Professionnellement, ca te donne des idées ?

A. F : Honnêtement, à la fin de la première semaine de travail j’ai eu envie de «monter» dans cette boîte. Ca m’a donné la niaque de grimper ! Et en plus ca peut être rapide ! Avant j’étais une «petite vendeuse» en boulangerie et aujourd’hui, je suis hôtesse à Mc Do. J’ai de vraies responsabilités au niveau des clients, des enfants lors des anniversaires… Ici, même si on est jeune et sans expérience, on a une vraie place dans l’entreprise…

En conclusion, même vis à vis des employés c’est : «Venez comme vous êtes» ?

A. F : (Rires) C’est tout à fait ça ! Vraiment… et j’ai envie de dire à tous ceux qui on envie de tenter l’expérience : venez !

Par Marion Labourdenne

Le Smoky eye

Plein feu sur les yeux !

Maquillage tendance : Le Smoky eye

L’hiver, synonyme de fatigue, mauvaise mine et baisse de moral ? Pas si sûr ! Votre magazine Jazette prends soin de vous et vous propose ces quelques conseils beauté et bien-être, en collaboration avec Delphine, esthéticienne «Aux Délices des Sens» à Peipin. Elle vous invite à partager sa passion et vous prodigue ces quelques conseils beauté à la portée de toutes.

 

 

Tendance au regard
intense et envoûtant !

Maquillage Smoky eye

2 ou 3 ombres dans des tons chauds irisés ou scintillants

  • Appliquez une teinte sombre sur la paupière mobile
  • Complétez par une teinte claire à l’angle interne de la paupière et sur l’arcade sourcilière.
  • Travaillez les fards du halo léger (pour un naturel subtil) au dense fatal (ultra sophistiqué). Accentuez l’intensité selon l’effet désiré.
  • Rehaussez la couleur avec de l’or pour les maquillages de grandes occasions.
  • Soulignez le regard à l’aide d’un trait d’eye-liner ou de crayon au ras des cils.
  • Appliquez votre mascara habituel, indispensable !

Le maquillage n’est pas qu’une affaire de professionnels. Chaque femme peut trouver son style afin de sublimer sa beauté. De la novice à la plus expérimentée, tout est possible et il suffit parfois de 5 min. pour redonner de l’éclat au visage.

LE TRUC EN +

Maquillage - Le Smoky eye

Une peau entretenue confère au maquillage une meilleure tenue.

Pensez au couple gommage + masque 1 fois/ semaine. Et si la motivation vous manque, confiez votre visage à votre esthéticienne pour un soin complet. Efficacité et relaxation assurée !

ASTUCES

Les sourcils

Des sourcils savament structurés donnent au regard plus de peps.

Le teint

C’est la base du maquillage, soignez-le avec une crème de jour ou une base spécifique. Inutile de sur-doser, une noisette étalée du doigt est suffisant.

Choisissez le fond de teint qui vous conviendra : fluide ou compact, aux doigts ou à l’éponge, fini naturel ou plus sophistiqué…

Par Delphine Pécriaux
Aux Délices des Sens
ZA Champarlau
04200 Peipin
Illustration Maquillage - Le Smoky eye

Qi Gong & méditation Pratique marginale ou vraie solution ?

Le Qi Gong est une gymnastique douce, lente et profonde, visant à prendre conscience de son énergie vitale et de la développer. Une pratique régulière permet de retrouver une harmonie physique, psychique et spirituelle.
Venue de Chine il y a 5000 ans, cette discipline compte aujourd’hui des milliers de pratiquants en France, où l’on voit un peu partout de nouvelles écoles fleurir. Son succès se doit au fait que tout le monde peut le pratiquer, quelque soit son âge ou sa condition physique. En effet la pratique se résume à un ensemble de mouvements fluides liés par le souffle, effectués dans un état de présence détendue.

BRIGITTE GODARD
PROFESSEUR DE QI GONG

Professeur Qi Gong Brigitte Godard

Jazette est partie à la rencontre de L’association Thiglé.
Thiglé signifie dans l’enseignement Tibétain «sphère d’énergie pure». C’est le nom qu’a choisi Brigitte Godard en 1995 quand elle a créé l’association. Outre les cours de Qi Gong traditionnels, l’association propose des stages alliant la pratique de l’énergie avec d’autres activités comme : l’écriture, l’aquarelle, la randonnée… Le fait d’associer ces différentes disciplines permet d’ouvrir le Qi Gong à d’autres personnes au travers de leur passion.

Comment en êtes vous arrivé à enseigner le Qi Gong ?

Brigitte : Ayant pratiqué la méditation auprès de Maîtres Tibétains, j’ai ensuite recherché une pratique corporelle qui puisse servir la méditation. C’est ainsi que j’ai rencontré différents Maîtres d’Arts Martiaux : M. Jung Yung Hwan pour le Qi Gong, M. Li qui enseigne le Tao curatif et M. Kajo Tsuboï pour le Kiryuho.

Pourquoi pratiquer le Qi Gong ?

Brigitte : Tout simplement pour être en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

Est-ce vraiment accessible à tous ?

Brigitte : Absolument ! C’est justement ce qui attire de plus en plus de gens. Que l’on soit un homme ou une femme, jeune ou âgé, en bonne ou mauvaise santé, le Qi gong s’adresse à tous.Il suffit d’avoir un corps et de vouloir l’ouvrir à toutes ses potentialités, toute son énergie.

Mais alors cette énergie justement, qu’est-ce que c’est ?

Brigitte : (Rires) C’est une question qui revient souvent. Le Qi est l’énergie
vitale qui permet notre développement tout au long de notre vie. Avec de l’entraînement, on apprend à le ressentir, l’harmoniser et à le développer. Mais il ne faut pas s’imaginer qu’on pourra lancer des boules de feux ou sauter au plafond. (rires). On entend souvent dire “je suis à plat aujourd’hui” ou “Oh mon dieu, cet enfant a trop d’énergie, il m’épuise”. En fait c’est de cela dont nous parlons.

Comment reconnaît-on un corps plein d’énergie d’un qui en manque ?

Brigitte : En fait, un corps ne manque pas réellement d’énergie. Ce qui se passe le plus souvent c’est que cette énergie est bloquée et donc circule mal. Mais on le remarque de manière évidente sur des corps rigides, remplis de tensions, de blocages et de douleurs…

Distingue-t-on des niveaux
en Qi Gong ?

Brigitte : Il n’y a pas de niveaux dans l’énergie. Personne n’est meilleur qu’un autre, puisque la pratique est propre à chacun. Mais à chacun revient la responsabilité d’entraîner ou pas son énergie.

Pourquoi de plus en plus de gens y viennent ?

Brigitte : Une des raisons est qu’en Occident nous sommes passés maître dans l’art de réparer les corps meurtris ou blessés, au lieu de les préparer à la vie quotidienne et à l’évolution au fil des années. Si on a mal au dos on va chez l’ostéo ; on se sent bloqué, il va nous soulager. Pourtant le plus souvent ces douleurs sont le fruit de mauvaises positions prises par notre corps avec le temps.

Qi Gong méditation

C’est-à-dire ?

Brigitte : On a mal au dos, alors on se tient mal; mais puisqu’on on se tient mal : on mal au a dos ! (Rires)

Vos cours attirent essentiellement les femmes et les personnes qui ont passés la trentaines, pourquoi ?

Brigitte : Les femmes de nature plus “yin” sont souvent (du moins en Occident) plus réceptives et ouvertes au ressenti tandis que les hommes, plus “yang”, ont souvent une approche plus rationnelle. Pour ce qui est de l’âge, cela vient du fait que plus on est jeune, plus le corps physique est “fort”, apte à endurer le rythme de vie auquel nous sommes sujet aujourd’hui. Avec les années le corps s’use, se fatigue et prend conscience des ses limites. C’est souvent la raison qui amène les gens à remettre en question leur relation au corps.

Donc avec la maturité on prend plus conscience de l’énergie ?

Brigitte : Oui, car elle devient rare ! Il suffit de regarder les rythmes de vie suivant les âges. Quand on est jeune on mange ce qu’on veut, quand on veut, on dort ce qu’on peut … Lorsqu’on observe les anciens, on constate que leur vie se règle sur des rythmes naturels. Ils mangent moins et mieux, se lèvent avec le jour…

Est-ce alors utile pour un jeune homme en pleine santé de pratiquer ?

Brigitte : De la même façon que bien manger est important si on est en bonne santé. (rires). Le Qi gong est une pratique fondamentale du Kung Fu Shaolin et de nombreux Arts Martiaux, pourtant ces pratiquants sont en parfaite santé. Ils cherchent à se développer tout simplement. Même en parfaite santé, prendre soin de son corps est bénéfique à long terme.

Le Qi Gong est un art martial ?

Brigitte : Il ne faut pas confondre Qi gong et Tai ji chuan, Kung fu, Aïkido… Même si leur point commun reste le travail des énergies, il n’y a pas de dimension martiale dans mes cours. Le seul combat que l’on propose c’est de lâcher nos tensions, nos blocages et notre stress… (rires)

On assimile souvent la finalité du Qi gong à la relaxation, est-ce vrai ?

Brigitte : En partie. La détente est une conséquence de la pratique, mais la finalité va bien au-delà de cela : meilleure santé, concentration améliorée, gestion de ses émotions, clarté d’esprit mais aussi prévention de problèmes plus graves.

Quelles genres de problèmes ?

Brigitte : Le Qi gong repose sur les principes de la médecine chinoise dont la vision est globale et dynamique. Par exemple en prenant conscience des 5 énergies dans notre corps, nous constatons l’interdépendance des 5 organes principaux. Si un organe est faible, cela affectera tout le système, car en puisant de l’énergie dans les autres organes, il va aussi les affaiblir. En apprenant à travailler les 5 énergies, on peut agir à la source du problème.

temple méditation Qi Gong

Pouvez-vous nous parlez des 5 énergies ?

Brigitte : Selon la vision chinoise, toutes les modalités de la vie dans l’univers (comprenant la nature, les animaux, nous-même…) sont associées au cycle des transformations des 5 énergies : la terre – le bois – le feu – le métal et l’eau. Dans le microcosme que nous sommes les 5 organes principaux et les viscères associées catalysent les 5 énergies qui seront affectées aussi bien par le flux des saisons, les nourritures que l’on absorbe, les émotions que l’on expérimente…

Mais concrètement quelle est le rapport entre nos émotions et nos organes ?

Brigitte : Nos émotions sont aussi associés à nos organes. La peur au reins, la colère au foie… Donc si nous avons une tendance par exemple à la tristesse, c’est nos poumons qui vont en pâtir…

Il n’est pas évident de croire en tout ça ?

Brigitte : Il ne s’agit pas d’une croyance mais d’une simple observation. Il suffit de regarder notre planète : ce cycle se prouve à chaque saison, chaque jour. Nous faisons bien partie de ce monde ? Alors pourquoi en serait-il autrement pour nous autres, êtres humains ? En pratiquant nous pouvons prendre conscience de ces cycles intérieurs.

Comment des mouvements si simples peuvent amener de tels changements sur nous ?

Brigitte : C’est justement cette simplicité qui nous permet de ressentir au lieu de mentaliser ce que nous percevons avec nos sens. Nous sortons du piège de la forme pour découvrir ce qui est plus profond : le ressenti.

Le ressenti ?

Brigitte : Oui, nous sommes en génèral figés dans nos concepts “je suis comme ça, et pas autrement”. Nous perdons du coup toutes sensations plus subtiles de ce que nous sommes. Nous perdons la conscience de nos tensions, de notre stress car ils sont devenus notre quotidien. Mais les effets néfastes restent présent à long terme. En pratiquant régulièrement, on prend plus rapidement conscience de ses propres déséquilibres et de leurs solutions.

Vous proposez des cours de méditation, quelle est la différence avec le Qi Gong ?

Brigitte : Le Qi gong signifie “travail de l’énergie”. La méditation amène au développement de la conscience. Mais les deux se complètent : l’énergie aide la conscience et vice versa.

Qi Gong pratique meditation

Faut-il être bouddhiste pour méditer ?

Brigitte : Pas du tout. Peu importe que l’on soit Athée, Chrétien, Musulman… La méditation est une pratique, pas une religion. Comme il n’est pas besoin d’être peintre pour contempler la Joconde, il n’est pas nécessaire d’être bouddhiste pour contempler le monde.

Comptempler le monde ? On assimile souvent la méditation à une simple relaxation ?

Brigitte : C’est un raccourci rapide qui fait loi mais qui est inexact. La méditation c’est la conscience qui s’éveille à chaque instant de notre vie, au-delà de notre vie (quotidienne) et pourtant pleinement engagée dans ce monde. Pour y parvenir, il faut d’abord calmer les perturbations de notre esprit, pour ensuite y voir clair. L’exemple donné : si tu veux libérer le singe pris dans les lianes, il faut d’abord le calmer. (rires).

Notre esprit est un singe affolé ?

Brigitte : Si on observe attentivement : oui. On est sans cesse pris dans nos pensées. On est surpris quand on croise un homme qui parle tout seul dans la rue, on le croit fou ! Et pourtant, nous passons bien souvent nos journées à “penser a voix haute” dans nos têtes. C’est le même principe. Nous sommes prisonniers de nos pensées. Cette occupation constante nous éloigne de ce que nous vivons dans l’instant. Il nous arrive d’entendre “pardon peux -tu répéter, j’étais dans mes pensées” ou “j’ai failli passer au feu rouge, je pensais à ce que tu m’avais dis hier”.

Mais quelle est le but ?

Brigitte : Il n’y a pas de but, si ce n’est d’être authentique et libre en chaque instant de notre vie, quelqu’en soient les circonstances. En général, nous n’avons pas cette liberté : nos pensées nous dominent, créant des émotions qui nous entrainent à agir en réaction. Lorsqu’on est plus en conscience avec nous-même, on fait mieux la part des choses, agissant spontanément en phase avec la réalité. On distingue mieux ce qui vaut la peine du superflu. Combien de fois avons nous dit : “ je me suis énervé, je n’aurai pas dû…”, “je ne sais plus quoi faire, je me sens perdu” ou encore “si seulement je tournais 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler”. En pratiquant on apprend à voir plus vite nos pensées, et de fait, à gérer les émotions qui en découlent, au lieu de les laisser dans un coin de la tête jusqu’au jour où ça explose “sans trop savoir pourquoi”.

Donc en méditant on retrouve sa place dans le monde ? Mais quelle est-elle alors ?

Brigitte : Elle est là où nous sommes, en pleine conscience… Nul besoin de chercher midi à 14 heures ! S’il existait une définition avec des mots pour répondre à cette question, il n’y aurait pas besoin de méditer ! (rires) “Comment expliquer le goût du miel à celui qui n’en a jamais mangé ? Les mots n’en donneront jamais la saveur”. Lorsque nous passons notre temps à étiqueter les gens, les choses et surtout nous-même, nous passons à côté des saveurs de la vie.

Pour conclure, ce n’est donc pas en étiquetant des pots de miel qu’on en connaît la saveur ?

Brigitte : C’est tout à fait ça ! A chacun de goûter au nectar de la vie plutôt qu’à ses étiquettes et de faire la différence !

Brigitte merci
et bonne pratique.

LE CYCLE DES ENGENDREMENTS :Interdependance des organes et Qi Gong
  • Le feu nourrit la terre.
  • La terre nourrit le métal.
  • Le métal nourrit l’eau.
  • L’eau nourrit le bois.
  • Le bois nourrit le feu.

Si l’organe associé à l’élèment feu s’affaiblit, il va alors puiser sur l’organe du bois pour se ré-alimenter, l’affaiblissant par la même occasion. Les déséquilibres s’installent…

LE CYCLE DES CONTROLES :
  • Le feu régule le métal.
  • Le métal régule le bois.
  • Le bois régule la terre.
  • La terre régule l’eau.
  • L’eau régule le feu.

Si l’organe associé au feu brûle trop d’énergie et se déséquilibre, l’organe de l’eau va le tempérer.

Association Thiglé

L’A-venture, 115 rue Poterie

04200 SISTERON

Tél : 04 92 61 26 93

thigle04 @ gmail.com

www.thigle.com

STAGES 2009-2010 :

Qi Gong et marche :

Du 13 au 16 Mai
Sisteron et environs

Formations Qi Gong :

  • 30 Janvier
  • 27 Février
  • 27 Mars
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  • 12 Juin

Méditation :

    Journée de pratique

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Par Matthieu Bourlier