Vivons bien, vivons Bio !
Depuis le 1er septembre 2008, de nouveaux plafonds sont autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments. Selon les ONG, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus en Europe.
Dans une interview au journal Libération, Hans Muilerman, porte-parole de l’ONG néerlandaise Nature en Milieu explique : « Pour chaque pesticide, la Commission Européenne a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.»
Que savons-nous des effets de ces pesticides sur notre organisme ? Tous ce dont nous sommes certains, c’est que cela n’est pas très naturel.
Jazette Magazine est allé à la rencontre de circuits plus sobres et plus réfléchis pour se procurer des produits alimentaires quotidiens tout à fait saints et 100 % naturels. Des commerçants ou des producteurs locaux mettent leurs convictions à l’oeuvre dans l’exercice de leurs métiers et de leurs vies quotidiennes et nous prouvent que des choix alternatifs ne sont pas forcément marginaux. Jazette magazine s’est rendu près de chez vous pour découvrir comment redécouvrir les saveurs tout en consommant équitable. Nous avons rencontré Franck et Mireille, nos “Jardiniers locaux” qui pratiquent la bio dynamie sur leur exploitation depuis plus de 20 ans ; Jeanne et Henri nous ont ouvert les portes de Bio Pastel, le magasin idéal pour soigner son alimentation et profiter de l’univers de bien-être apporté par la phytothérapie.
Deux visites riches en découvertes. L’une nous offre ses convictions sur le respect des principes naturels en agriculture, une position réaliste et responsable face à notre empreinte écologique ; l’autre nous incite à préserver notre “capital santé” de l’intérieur, à respecter les phases naturelles de notre organisme.
Toutes deux nous invitent finalement à plus de réflexion sur nos habitudes alimentaires, mais également sur les effets d’un changement de ces habitudes à long terme. Il semble désormais nécessaire d’apporter une attention toute particulière à la provenance des fruits et légumes que nous consommons au quotidien. Alors pour vivre mieux faut-il forcément vivre Bio ? A vous de juger ! Il semble cependant de plus en plus urgent de revenir à plus de naturel… Consommer des aliments bio en direct grâce à son producteur local reste aujourd’hui le meilleur moyen de consommer saint et de manière équitable.
FRANCK & MIREILLE
Quels principes de cultures appliquez-vous en particuliers au sein de votre exploitation ?
Mireille : Nous produisons 35 fruits et légumes différents chaque année, selon les principes de l’agriculture Biologique : respect de la biodiversité, pas d’engrais chimique… en plus nous fonctionnons en bio dynamie. C’est-à-dire que nous recherchons à être le pus autonome possible dans notre approvisionnement. La seule chose que nous achetons c’est le fumier pour créer le compost.
Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
Mireille : C’est comme cela depuis toujours, nous avons toujours fonctionné en bio dynamie. Cela peut paraître difficile mais nous essayons sans arrêts de nous poser la question de notre empreinte écologique. C’est une des particularités de la Bio dynamie, entre autres, on est organisme agricole et on doit faire avec les ressources que nous avons et cela fonctionne. Nous réfléchissons à d’autres solutions pour ne pas reproduire les déviances que l’on peu rencontrer ailleurs.
Que pensez-vous apporter de plus en pratiquant cette technique ?
Franck : On est à peu près 200 exploitants agricoles qui fonctionnent en bio dynamie en France dont beaucoup sont des viticulteurs car il y a de très bonnes réussites techniques sur les produits. On pense avant tout à nourrir la terre, on ne travaille pas en pensant nourrir la production qu’on met en place. On améliore la vie microbienne, etc, et c’est pour cette raison que nos légumes et nos fruits ont un goût et une texture différent. Ils ont besoins de la transformation de la terre en matière organique. Ce sont les micro-organismes qui réalisent cette étape naturelle. Avec les engrais chimiques, cette étape disparaît… Il nous semble essentiel de respecter les principes naturels.
Comment parvenez-vous à lutter contre les parasites et les maladies du jardin ?
Franck : En contrepartie de la qualité des produits, nous avons effectivement des problèmes vis à vis des maladies. Nous produisons forcément moins en respectant cette étape de vie microbienne. Une plante plus longue à pousser est également plus sensible aux maladies du jardin, mais dans l’ensemble, si on pense toujours à nourrir la terre, on ne se débarrasse pas des parasites ou des maladies mais on parviens à un certain équilibre naturel qui maintient l’ordre.
Quelle surface exploitez-vous ?
Franck : Nous avons 1Ha de légume, 5000 m2 d’arbres fruitiers et 1000 m 2 de serres. Les terres appartiennent à Laurent Gros, notre ami et voisin avec qui nous pratiquons beaucoup l’entraide. On ramasse la production ensemble ou on fait des plantations et je vais l’aider sur son exploitation de vaches laitières, etc. On exploite également le terrain en Agroforesterie. Cela consiste à faire pousser des légumes entre les arbres fruitiers. C’est très bénéfique pour la culture car elle est protégée et du fait de son entretient (compost, binage…) les arbres profitent beaucoup de cet échange.
La question de surface est aussi importante, notre souhait c’est aussi de montrer à travers notre travail qu’il est possible de vivre sur une petite surface où l’on eut travailler à deux plutôt que d’avoir des surfaces gigantesques cultivées par une seule personne. Pour l’avenir c’est quand même important, on sera de plus en plus nombreux.
Comment expliquez-vous que la Bio Dynamie ne se généralise pas plus ?
Mireille : C’est un combat permanent, il faut avoir de solides convictions pour faire le choix de solutions alternatives plus saines et non polluantes. Ca n’est pas facile de changer ses habitudes et il y a peu de réseaux professionnels qui vont dans ce sens pour aider les agriculteurs qui le souhaitent. Je crois qu’il y a un manque d’éducation et d’information à ce sujet.
BIO PASTEL
Une vente de produits exclusivement issus de l’agriculture biologique et une grande place au commerce équitable : le magasin bio se place comme une alternative à nos habitudes de consommation et nous offre une grande variété de produits parfois oubliés des menus familiaux, pourtant si riches en goût et en apports nutritifs.
Jeanne et Henri ont accueillis Jazette Magazine pour une visite de leur magasin bio “Bio Pastel” à Sisteron, l’occasion de découvrir quels bénéfices tirer de l’univers du bio .
VARIER SON ALIMENTATION
Côté épicerie, on trouve de tout. Préparation pour pâtisserie, épices, vins, oeufs, pain, chocolat, thés, café, algues, épeautre, kamut, millet, quinoa… la liste est longue ! une grande variété d’aliments qui ouvre de nouvelles perspectives aux cuisiniers en quête de nouveauté ! Quelques pousses fraîches et graines germées ajouteront fraîcheur et croquant à vos sandwich, salades et petits toasts apéritifs
succès garanti ! L’espace frais, pour les fans des algues fraîches, la panisse provençale ou encore le toffu ! Côté légume, des producteurs locaux pratiquant l’agriculture biologique approvisionnent quotidiennement ce rayon. Des produits riches en goût qui témoignent de l’intérêt de la pratique de cette agriculture basée sur le principe de rotation des cultures, d’engrais vert et de compostage… Le magasin Bio Pastel est également un point de retrait de “Paniers Bio”, un ensemble de légumes de saison livré toutes les semaines par Franck et Mireille, responsables d’une exploitation agricole bio.
SANTE, BIEN-ETRE ET DIETETIQUE
Coup de fatigue, excès, changement de saison… De nombreux produits bio et non agressifs permettent d’accompagner des périodes de changements qui peuvent perturber l’organisme. Des cures bien-être composés d’extraits naturels végétaux peuvent être réalisées périodiquement afin de renforcer ses défenses immunitaires. L’espace bien-être est basé principalement sur la phytothérapie, pratique de médecine traditionnelle utilisant le traitement par les plantes. Les huiles essentielles sont le principal composant des produits de santé et de bien-être, notamment des huiles de massage aux vertus tonifiantes ou apaisantes, très utiles après une bonne journée de travail ! Pour tonifier et drainer son organisme les recettes de grand-mère reviennent à la mode : élixir du suédois, sève de bouleau, jus d’argousier… de nombreux produits dont la réputation n’est plus à faire. La diététique tiens une grande place dans l’univers du Bio, de nombreuses personnes sont contraintes de suivre des régimes spécifiques et trouvent ici une grande variété de produits pour compléter leur alimentation.
L’univers du bio apporte sans aucun doute un complément non négligeable au quotidien permettant d’agir pour nos ressources intérieures tout en préservant les ressources extérieures. Un espace qui réunit des produits pour le corps et l’esprit dans une démarche simple et naturelle.
ZOOM Le label BIO
Deux logos existent pour identifier les produits biologiques : le logo bio européen, et le logo AB.
Le logo bio européen
Ce logo garantit que les produits :
– Contiennent au moins 95% d’ingrédients produits selon le mode biologique,
– Satisfont aux règles du régime de contrôle officiel,
– Portent le nom du producteur, du préparateur ou du vendeur ainsi que le nom ou le numéro de code de l’organisme de contrôle agréé.
Cette marque AB garantit :
- Un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal.
– Le respect de la réglementation en vigueur en France.
– Une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.
Les Magasins bio dans la localité
(Liste non exhaustive)
- Bio Pastel
Les Troènes
2, allée Bertin
04200 SISTERON
04 92 62 65 41
- L’Epeautre
1 rue des Grands Jardins
04200 Sisteron
04 92 64 57 95
- Sesam
64, rue Saunerie
04200 SISTERON
04 92 61 00 69
- Au Levain d’Emile
10, Grand Rue
04350 MALIJAI
04 92 36 08 49
- Citronnelle
1, rue Emile Boyoud
04600 CHATEAU ARNOUX SAINT AUBAN
04 92 64 57 95
L’Université du Temps Libre
Les Foyers Ruraux sont des espaces associatifs villageois fondés sur les principes de l’éducation populaire et de la convivialité. Ils participent à l’amélioration de la qualité de vie en milieu rural, mettent sur pied des événements, proposent des activités et contribuent à mener à bien des projets d’animation et de développement local.
L’Université du Temps Libre, gérée par la Fédération Départementale des Foyers Ruraux des Alpes de Haute Provence, en partenariat avec la Communauté de Communes Moyenne Durance a ouvert ses portes le 8 octobre 2007 dans les locaux de l’espace du Grand Champ à Peipin.
OBJECTIFS
S’appuyer sur les concepts de l’éducation populaire pour offrir à tous la possibilité de se former tout au long de la vie et faire en sorte que le monde rural ne soit pas un handicap pour accéder à la formation permanente. Créer une U.T.L. qui fonctionne toute l’année dont les mots clefs sont : apprendre, savoir, comprendre, partager, échanger et communiquer pour développer le lien social et inter-générationnel.
PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT
Les personnes s’inscrivant à la formation seront adhérentes et les enseignements proposés seront dispensés en veillant au respect d’une certaine déontologie et à la qualité des prestations, le programme pourra être enrichi chaque année. L’U.T.L. fonctionnera 27 semaines (octobre à mai).
Elle sera organisée autour de 4 axes :
Des cours répartis hebdomadairement sur une moyenne de 27 H sur l’année. Ils pourront être organisés soit à raison d’une heure ou une heure trente par semaine soit deux heures tous les quinze jours.
Des modules de 15 à 20 heures en moyenne, en fonction des matières, répartis sur quelques semaines.
Des conférences thématiques (une par mois) seront proposées en soirées.
Des sorties culturelles
PUBLIC
Tous les publics, sans condition d’âge ni de diplôme, dans une démarche de recherche, d’un partage du savoir souhaitant améliorer leurs connaissances ou satisfaire leur curiosité.
LE MOUVEMENT RURAL :
DES VILLAGES QUI BOUGENT !
Le Mouvement rural regroupe plus de 2 700 foyers ruraux et associations, plus de 200 000 adhérents et bénévoles, plus de 1 000 équivalents temps plein d’animateurs qui agissent pour :
- La culture partout et pour tous
- Un tourisme intégré
- Le sport accessible à tous
- Une participation à la vie et au développement local par une prise de responsabilité individuelle et collective
- Des formations multiples concernant tous les publics
- Une ouverture aux autres et sur le monde qui favorise la citoyenneté
Entrevue avec Catherine Julien, Chargée de mission à la FDFR04.
Q’est-ce que représente pour vous l’Université du Temps Libre ?
Pour la Fédération des Foyers Ruraux, l’Université du temps libre représente une réponse à un réel besoin de la population qui recherchait un lieu, une structure de proximité qui permette à tous d’accéder au plaisir de continuer de se cultiver toute au long de sa vie, de satisfaire sa curiosité, de rencontrer et d’échanger avec les autres, et de comprendre les évolutions du monde contemporain. Au travers ne nos différents cours et modules nous tentons au mieux d’apporter toutes ces réponses.
Comment s’organisent les cours et quel est le profil de vos élèves ?
Le type de cours que nous proposons sont le résultat d’une pré enquête que nous avions menée début 2007 et nous avons tenter de nos rapprocher au maximum des souhaits qui avaient été exprimés. Nous avons avec l’appuie des enseignants, proposé également des matières un peu plus nouvelles comme l’économie, les ateliers d’écriture, ou le Tarot de Marseille.
Compte tenu des horaires de cours en journée, nos adhérents sont principalement un public de retraité car se sont aujourd’hui ceux qui ont le plus de temps de libre, mais nous accueillons également des personnes en activité, ou des femmes au foyer. Cette année nous proposons un peu plus de cours sur le début de soirée (18H), ce qui nous l’espérons permettra à plus de personnes qui travaillent de profiter de nos enseignements.
Quelle différence entre les cours et les modules ?
Les cours se déroulent sur 27 ou 28 H réparties d’octobre à fin mai ( année universitaire), et les modules sont proposés sur quelques semaines seulement et durent de 6 à 20 h, ils démarrent tout au long de l’année.
Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveauté pour 2008 le café / thé découverte ?
Nous proposons des temps de rencontre autour d’un café ou d’un thé , avec un intervenant qui présentera un thème de son choix autour des matières telles que l’économie, la philosophie, la littérature, l’écriture, ou d’autres encore. Ce sera aussi, à d’autres occasions, la possibilité de discuter en anglais, allemand ou autre langue étrangère. Certaines de ces rencontres auront lieu le soir permettant ainsi aux personnes en activité de pouvoir y participer. L’inscription se fera à chaque séance sur place le jour même, et la participation financière sera de 3€ (café compris). Le programme de ces cafés et tea time sera établi chaque mois, affiché à l’UTL et communiqué par Internet et presse.
Théâtre Durance : Osez la Découverte
« Ce théâtre est le vôtre, appropriez-vous-le et faîtes mentir l’idée (…) que la culture c’est pour les autres… » Robert Pasquier, Directeur du Théâtre Durance
C’est dans cet état d’esprit que s’annonce la deuxième saison du Théâtre Durance proposant au fil des mois une programmation riche et variée. Les huit premiers mois de fonctionnement ont permis à notre nouveau théâtre de fidéliser 330 abonnés, chacun séduit à sa manière par ce lieu, comme presque 8000 spectateurs ayant poussé les portes du Théâtre Durance lors de la première saison.
Si vous n’avez pas encore pu profiter des bienfaits du Théâtre, cet article vous aidera, je l’espère, à ouvrir une petite parenthèse de rêve et de découverte dans votre quotidien !
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Du Théâtre en paroles…
Le Théâtre Jeune Public a permis l’an dernier de réunir des écoles et des compagnies lors de rencontres privilégiés, cette année, les séances scolaires continuent pour le plus grand plaisir des jeunes.
Les plus petits sont attendus avec un spectacle proposé dès 3 ans, leur permettant de s’ouvrir aux thèmes de l’identité, de la société et ses normes à travers des mises en scènes magiques et pleines de surprises. C’est le cas de « C’est pas pareil ! »1, une pièce proposée par la Compagnie Clandestine, spécialisée dans le Théâtre Jeune Public, qui met en scène un théâtre de papier en utilisant les techniques du » kirigami » (papier découpé) et du » pop up « . Jeux d’apparitions, disparitions et transformations plantent le décor aux mécanismes de papier et personnages éphémères. Dans le cadre de séances scolaires, la compagnie Tandaim propose aux collégiens et lycéens « La seconde surprise de l’amour »2, une pièce de Marivaux qui exprime l’idée de la renaissance par l’amour… Un bon moyen d’étudier ses auteurs classiques autrement !
Les plus âgés trouveront leur bonheur entre théâtre itinérant, huis clos poignant, drôles de lectures ou créations originales… une programmation éclectique qui propose du théâtre classique et des créations contemporaines. Si vous recherchez l’humour et la découverte, les « Correspondances de Groucho Marx »3 vous entraîneront dans une lecture décapante des écrits de cet acteur et humoriste américain des années 30. Ces lettres expriment avec finesse l’humour dévastateur, le goût de l’absurde et le plaisir à surprendre de leur créateur. Selon Patrice Lecomte, responsable de l’adaptation et de la mise en lecture de la pièce, « on peut convenir que ce serait un crime de ne pas publier des lettres aussi singulières. Point de gêne ni d’embarras, donc, juste du plaisir à écouter ce qu’écrivait un type qui ne pouvait s’empêcher d’être drôle. » Lecture interprétée par Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier, ponctuée de morceau de jazz joués par un trio.
Ou en musique ?
Les amateurs de musiques sont invités à se laisser séduire par cette programmation 2008/09 : jazz, tango, chanson française, fanfare macédonienne, joueur de Oud Palestinien et musique populaire Napolitaine ! La diversité est encore au rendez-vous dans une sélection qui promet du spectacle et du rythme. Les fans apprécieront la programmation de quatre « Club de Jazz » 4 à la Ferme de Font-Robert et de quatre autres concerts de jazz tout au long de la saison.
Qui dit musique dit forcément danse ! Pour découvrir la danse, laissez-vous guider parmi six chorégraphies présentant cet art sous des formes variées. La Compagnie Rêvolution à crée « Soli »5 une succession de trois spectacles de danse hip-hop interprétés par 3 danseurs en solo. La Compagnie Elan C’, située à Peipin, assurera le préambule de ce spectacle grâce à une collaboration avec un chorégraphe professionnel. Cet échange s’est effectué dans le cadre du dispositif « Tutorat Danse » en partenariat avec le Théâtre Durance et soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication. Pour les amateurs de danse contemporaine, le célèbre « Ballet Preljocaj »6 présentera 3 pièces jouées par 2 ou 4 danseurs dans des chorégraphies puissantes et virtuoses…
Parce que le rêve et l’évasion passent aussi par les talents des artistes du cirque, on ne pourra pas rester insensible aux charmes et techniques de cette discipline qui défie les lois de la pesanteur ! Deux spectacles sont à découvrir dans ce domaine : « Eko du Oud »7 par Adnan Joubran et Vincent Berhault, deux artistes mêlant musique et jonglerie dans une ambiance bercée au son d’un Oud Palestinien…; “Parallèle 26”, une co-création des Compagnies Archaos et Sylvie Guillermin offrent un spectacle hors du commun interprété par huit artistes, danseurs et circassiens, virevoltant autour de mâts chinois sans presque toucher Terre.
Ce n’est qu’un extrait de la diversité des ouvertures proposées par la programmation du Théâtre Durance. Des spectateurs les plus jeunes aux plus avertis, chacun est invité à la découverte et à la rencontre de formes d’expressions variées, à travers les talents d’artistes de la France entière.
Découvrez cette deuxième saison en détail et téléchargez librement le programme sur le site du Théâtre Durance (www.theatredurance.com).
Une belle invitation à la culture… il ne reste plus qu’à choisir, parmi tous ces talents, lesquels sauront nous faire passer de grands moments, en toute simplicité !
Les « résidences d’artistes »
Les « résidences d’artistes » vont constituer une part importante de l’activité du théâtre en proposant aux artistes un espace d’échanges et de création artistique qui offre l’occasion d’aller à la rencontre du public lors d’ateliers pratiques, de répétitions publiques, de stages…
Selon Robert Pasquier, Directeur du Théâtre Durance, les résidences ont vocation à faire entrer le spectateur « dans l’imaginaire de la création, (et) répandre le rêve et l’imagination sur les places et marchés » !
Quatre Compagnies sont actuellement en résidence et les premières créations issues de ce partenariat sont présentées cette saison : La seconde surprise de l’amour » par la Compagnie Tandaim (théâtre) ; « C’est pas Pareil » par la Compagnie Clandestine (Théâtre Jeune Public) ; « Tout ceci (n’)est (pas) vrai » par la Compagnie Traits de Ciel (danse) ; « Débatailles » par la Compagnie Propos (danse).
A découvrir…
Questions à Marie Rouge
Chargée de communication et relations avec les publics au Théâtre Durance.
Le Théâtre Durance a été labellisé « Scène conventionnée pour le jeune public, les résidences de création et les actions transfrontalières ». En quoi cela consiste-t-il ?
L’Etat, et plus particulièrement le Ministère de la Culture, nous apporte à travers ce label un soutien plus particulier sur ces trois axes de notre projet.
Le jeune public: nous proposons une programmation destinée aux enfants et aux jeunes, de la maternelle au lycée, mais aussi des actions diverses en lien avec les artistes: rencontres, répétitions publiques, ateliers de pratique artistique…
Les résidences de création: nous accueillons une équipe artistique non plus seulement pour un soir, mais pour une semaine, une quinzaine, voire un mois. Un temps consacré à un travail en cours, un projet de création, mais aussi une occasion de rencontre avec les publics, la population du territoire.
Les actions transfrontalières: nous tissons depuis plusieurs années des liens avec la région Piémont et plus particulièrement la Province de Cuneo. Nous avons réalisé un partenariat de 3 ans avec l’associazione culturale Marcovaldo et aujourd’hui nous accueillons au théâtre des équipes artistiques italiens. Nous avons eu un coup de coeur pour le travail de la Piccola Compagnia della Magnolia, jeune compagnie théâtrale piémontaise, pleine d’énergie et de talent !
Le Théâtre jeune public comprend des spectacles proposés en séances scolaires aux écoles maternelles et primaires, collèges et lycées locaux. Quels sont les objectifs de cette forme d’échange ?
Nous voulons à travers ces séances scolaires offrir à chacun la possibilité de découvrir l’univers du spectacle vivant, un monde d’émotions, de rêveries, de réflexions, expérience qui peut se révéler déterminante dans la construction de l’individu et du futur citoyen. C’est aussi une manière différente d’aborder certaines thématiques ou encore tout simplement une occasion de partager des émotions au sein de la classe. Et ce sont quelquefois ces jeunes spectateurs qui emmènent leurs parents au théâtre, contrairement à ce que l’on pourrait croire !
De nouvelles compagnies entreront prochainement en résidence. Peut-on avoir un avant-goût du profil de ces artistes résidents ?
De même que notre programmation, les résidences feront place tour à tour à des compagnies de théâtre, danse , cirque ou des groupes de musiciens. En 2008, nous avons accueilli des compagnies de théâtre et de danse, qui ont partagé leur temps entre répétitions au théâtre et rencontres, sous des formes diverses, avec la population du territoire. En 2009, de nouvelles équipes vont prendre le relais. Parmi les nombreux critères qui entrent en jeu dans le choix de ces compagnies, il y en a un qui compte particulièrement: c’est la capacité de ces équipes à proposer des actions à l’extérieur du théâtre, des formes légères qui permettent d’aller à la rencontre des publics dans des lieux différents, et quelquefois même insolites. Peut-être les croiserez-vous par surprise au détour d’une place ou dans votre entreprise ?!?
Mon métier ? C’est Fromager
Et vous, vous l’aimez comment votre fromage de brebis ? Bien affiné, fraîchement moulé, roulé aux herbes, cendré ou encore bien poivré !
Ces petits fromages fermiers sont le fruit d’un long travail de transformation que nous avons suivi en allant à la rencontre d’un troupeau de brebis de race Lacaune au sein du GAEC Du Roc de l’Aigle à Ribiers. C’est Alexandre Antonienko, cogérant du Gaec qui nous a ouvert les portes de son exploitation qu’il dirige en famille. Il nous explique la fabrication de ses produits, précisant le statut de Producteur Fermier qui encadre son activité : fabrication selon des procédés traditionnels par le producteur agricole avec le lait de l’exploitation ; Pas de présure de synthèse, ni conservateurs, ni colorant et arômes synthétiques ; Affinage sur l’exploitation.
Une entreprise fermière qui promet une visite des plus sympathiques où Jazette Magazine s’est rendu pour faire découvrir le métier de fromager et comprendre la gestion de ce “petit” troupeau de 130 brebis laitières qui nous offrent leurs saveurs fermières
LE TROUPEAU
Il est 7 h 15 du matin sur les hauteurs de Ribiers et à en croire les brebis, la bergerie est déjà très en forme ! La traite bat son plein depuis presque une heure et le rythme de la pompe à lait impose la cadence à son Fromager. Ce dernier prends d’ailleurs le soin de masser chacune des mamelles de ses brebis avec un chiffon doux après chaque traite, cela stimule la lactation… Il faut dire qu’un troupeau bien soigné donne du meilleur lait et en plus grande quantité ! D’autant plus que la race des brebis “Lacaune” est assez capricieuse et une baisse de lait sera à prévoir si elle n’a pas été contentée. Elle profitent donc des pâturages de avril / mai à fin juillet au sein des 60Ha de champs disponibles et rentrent à l’étable dès les chaleurs du mois d’août où elles se nourrissent des fourrages stockés. Grain, foin, minéraux, sels et oligo-éléments complètent leur alimentation tout au long de l’année. Et si l’on se fie à leurs capacités d’agnelages, elles sont plutôt en très grande forme car elles peuvent donner jusqu’à 5 agneaux contre une moyenne de 3 habituellement.
LA REPRODUCTION
Leur reproduction est un domaine bien maîtrisé par le Fromager, cela permet de garder un lait riche, un troupeau saint et de préserver une production constante. C’est ainsi que chaque année, 30 % du troupeau est renouvelé. Pour faciliter les démarches de reproductions, les béliers sont mis à l’écart toute l’année et créent ainsi un effet de stimulation optimal lors de leur introduction dans le troupeau, quand vient la période propice à l’agnelage, en fin de lactation. Dans un premier temps, des semences sélectionnées sont inséminées artificiellement, les béliers sont ensuite lâchés dans le troupeau pour effectuer la reproduction naturelle. Le fromager est ainsi sûr de voir ses brebis agneler et entrer en lactation, elles allaitent ensuite durant une semaine et la traite reprends progressivement son cours.
Le troupeau est partagé en deux lots pour organiser la production, pendant qu’une partie des brebis est en gestation, l’autre est à la traite pour la production des fromages fermiers… Lorsque que le groupe de traite arrive en fin de lactation, les brebis à l’agnelage vont progressivement passer à la traite et le fromager va alors procéder à un croisement de lactation qui consiste à mélanger les deux lots de brebis durant la traite. Cette opération permet de mélanger le lait produit par un lot en période de fin de lactation avec le lait “nouveau”, issu des brebis entrées en lactation grâce à l’agnelage. De cette manière, le lait reste riche et la production homogène.
Pour bien gérer ce roulement, un système de graffiti aide à identifier en un coup d’oeil la situation ou le statut de chaque brebis :
Bleu : fin de lactation
Rouge : en soins
“S” : super laitière ( très gâtée !!)
“R” : réformée (abattoir)
“P”: pleine
LA PRODUCTION
Une traite le matin et une autre le soir, sans interruption, 7 jours sur 7… Le lait est récolté dans le bâtiment de fabrication directement dans un bac où il est maintenu pendant quelques heures à une température d’environ 15°C. Les ferments peuvent alors se développer et produire l’acidité nécessaire à la déminéralisation du caillé. Cette action lui supprime une grande partie de son calcium et donc de sa souplesse, se forme alors le caillé lactique. Plusieurs types de fromages seront fabriqués à partir de cette matière selon un affinage, un séchage ou un assaisonnement différent. Pour les “Fromages Frais”, le caillé lactique est ensuite moulé, retourné, démoulé et égoutté. Pour obtenir des pâtes dures, ce caillé est découpé, brassé et chauffé afin d’accélérer l’écoulement du « petit lait », l’égouttage se fait de manière mécanique. Quand il est suffisamment égoutté, il est mis en moule puis pressé.
Les fromages frais sont ensuite placés en chambre froide et les autres terminent leur maturation en chambre d’affinage. Un espace du bâtiment est dédié à la préparation des commandes et à la vente à la ferme. Tous les produits présentés sur les marchés et livrés alentours passent par cet endroit où l’on appose délicatement l’étiquette : ça y est, le produit est fini ! La production peut désormais être commercialisée sur les marchés et livrée en points de vente.
La semaine type de notre fromager s’étale alors du lundi au…dimanche ! Il commence par une journée (6 h 30 à 19 h 30) dédiée à l’exploitation, viennent ensuite les matinées de marchés tous les mardis, mercredis, jeudis, samedi et dimanche…le vendredi c’est livraison ! Les après-midi sont réservés aux travaux de la ferme…
UN METIER EN FAMILLE
La semaine serait beaucoup trop courte pour réaliser seul toutes les étapes nécessaires au bon déroulement de la production. Au GAEC du Roc de l’Aigle, tout ceci est une affaire de famille. Parents et enfant sont engagés ensemble dans cette entreprise qui à débuté début 2002, après une formation au CFPPA de Carmejane à Digne les bains. La production de la première année s’est limitée à la vente de lait avant d’augmenter progressivement leur gamme et de proposer aujourd’hui 8 types de produits fermiers différents.
Les amateurs de fromages ne s’y tromperont pas : du tartare frais au fromage à pâte poivrée, tous auront mérité leur sort !
On ne peut que souhaiter à cette fromagerie fermière de conserver son authenticité le plus longtemps possible. Une production agricole, issue de l’élevage caprin, un troupeau à taille humaine, les espaces verdoyants des hauteurs de Ribiers…
Métier de bouche et de terroir, être fromager semble nécessiter toute la polyvalence, la disponibilité et le dynamisme utile à la gestion d’une exploitation agricole. Cette petite ferme, en apparence si calme, trouve encore le temps d’accueillir les visiteurs pour une vente directe des produits tous les jours à partir de 15 heures vous offrant une rencontre privilégiée avec la bergerie.
L’Envolée
Les Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI) sont des structures subventionnées par l’Etat qui permettent l’accueil et l’embauche de personnes sans emploi rencontrant des difficultés socio-professionnelles. Les ACI gèrent des activités d’utilité sociale marchandes ou non marchandes et organisent le suivi, l’accompagnement, l’encadrement technique et la formation de ses salariés en vue de rechercher les conditions d’une insertion professionnelle durable.
Jazette Magazine s’est rendue sur un chantier d’insertion local pour mieux en comprendre le fonctionnement. C’est l’association l’Envolée à Sisteron qui nous a ouvert les portes de son organisation pour nous montrer avec enthousiasme les nombreux résultats obtenus depuis leur début il y a 4 ans. En quelques mots, il récupèrent et redonnent une seconde vie à nos vêtements, meubles et objets quotidiens. Le succès de la formule a conduit à l’ouverture d’un nouveau magasin pour le plus grand plaisir des ses clients et salariés, le rendez-vous sera désormais rue des Combes.
Nous avons rencontré les personnes responsables de cette réussite, Mme Joëlle Ariey, Directrice et Fondatrice de l’Envolée, M. Jean-Marc Cheilan, Encadrant Technique, M. Etienne Brunet, responsable administratif et accompagnant social auprès des salariés et M. Sylvain Jaffre, Président de l’Envolée.
Comment est née l’Envolée ?
Joëlle Ariey : C’est un projet amorcé en 2003, il a fallu un an pour le mettre en place. Lorsque j’ai présenté le projet à M. Spagnou, il a adhéré pleinement et nous a beaucoup aidé. C’est important pour nous d’avoir eu un tel soutien, d’autant plus que c’est la première personne que nous avons rencontré dans la construction de ce projet.
Quelles sont vos ressources principales ?
Sylvain Jaffre : Notre association est reconnue d’utilité sociale et nous travaillons donc beaucoup avec l’Etat. Nous recevons des subventions de l’Europe, de l’Etat, du Conseil Régional, du Conseil Général, de la Mairie de Sisteron. Quelques entreprises privées nous apportent également leur soutien à de nombreuses occasions.
Les institutionnels sont fidèles car ils ont conscience de ce qu’apporte l’Envolée dans le secteur social. Jusqu’à présent, il n’y avait pas de chantier d’insertion à Sisteron pour offrir des débouchés à des personnes en difficulté, notamment pour un public en majorité féminin et en situation de famille monoparentale, allocataires du RMI ou de l’Allocation de Parent Isolé.
Quels types de dons acceptez-vous ?
J. A. : On prend tout ! Mais attention, on fait un tri sélectif. On estime que ceux qui achètent les objets ont droit à un certain respect. Nous redonnons vie aux objets et nous avons une exigence de qualité concernant ce que l’on vend et le service que l’on apporte aux gens. Nous avons de l’électroménager, des meubles, de la vaisselle, des vêtements…lorsque nous recevons les objets, le nettoyage et la réparation des meubles sont réalisés en ateliers par M. Cheilan et les salariés de l’atelier meubles. Nous avons des hommes mais aussi des femmes parmi les salariés qui se chargent de récupérer les dons volumineux et de les livrer après achat.
Qui sont vos principaux donateurs ?
S. J. : Les particuliers bien sur, ils nous apportent une multitude de vêtements et objets variés et nous les remercions ! Des professionnels nous font parfois des dons importants et je dirai que, sans prétention, lorsqu’une entreprise à besoin de se débarrasser de quelques choses, elle va d’abord penser à nous les apporter au lieu de les porter à la benne. En 4 ans, l’Envolée est devenue une institution, cela nous arrive d’aller jusqu’à Banon pour vider des appartements ou des maisons entières ! Les associations tutélaires font également appel à nous pour venir récupérer des lots de meubles.
De quels moyens disposez-vous pour gérer une telle organisation et de si gros volumes ?
Jean-Marc Cheilan : Pour les transports on dispose d’un véhicule offert par la Mairie et d’une fourgonnette en grande partie financée par la Direction du Travail. Entre les meubles à récupérer et les livraisons, nos véhicules sont constamment en mouvement. Pour le stockage, la mairie nous met à disposition deux box et nous avons aussi deux garages supplémentaires. La gestion du mobilier demande une grosse organisation et beaucoup de travail notamment concernant l’agencement de la boutique. Entre le montage et le démontage des meubles, on doit gérer beaucoup de manutention et de logistique avec cet espace.
Vous recevez des quantités énormes de vêtements, comment gérez-vous cette masse de dons ?
S. J. : lorsque nous réceptionnons les vêtements, nous effectuons un tri de première catégorie que nous classons par saisons dans des cartons bien répertoriés. Le tri de seconde catégorie est mis en sac puis tout cela est descendu au Gand, dans les locaux que nous prête la municipalité. Dès que l’on a atteint un certain tonnage, une association parisienne récupère notre stock et redistribue les vêtements dans les pays pauvres. Ce qui n’aura pas été distribué finira en moquettes ou en peluches…
J. A. : L’atelier de réception est le plus important concernant le textile, c’est ici qu’il faut être vigilant et ne pas laisser passer un vêtement de mauvaise qualité. On est toujours à la recherche de la perfection afin d’offrir à nos clients des vêtements de secondes mains irréprochables. Les salariés font également un travail très minutieux au repassage, c’est ici que l’on effectue souvent un second tri car on s’aperçoit de détériorations. Si le vêtement n’est pas complètement “net”, ça part au tri !
Votre structure se situe entre l’association et l’entreprise, quelle différence pour les salariés ?
J. A. : Il faut dire que au sein de l’Envolée, les salariés viennent pour travailler mais nous avons aussi des interventions. Nous recevons par exemple le CODES et la Ligue de l’Enseignement, ils apportent une aide pour identifier ses problèmes, redécouvrir l’apprentissage ou se remettre en question. Cela apporte une réflexion importante et les salariées femmes sont particulièrement assidues et volontaires dans cette démarche. On est une association mais qui se mène comme une entreprise, avec en plus de l’écoute et on trouve des solutions avec eux, on les accompagne en leur redonnant confiance. On retrouve une certaine liberté par le travail et aussi de la reconnaissance vis-à-vis d’autrui.
Notre objectif primordial c’est que les salariés qui rentrent à l’Envolée aient une sortie positive. Même s’il n’y a pas emploi ou formation, il faut qu’il y ait des projets et en général c’est le cas. On met également en place des aides pour le permis de conduire, nos salariés doivent être complètement autonomes.
Vous étiez avant sur l’avenue Jean Moulin et depuis le 5 août 2008 la nouvelle boutique se situe dans la rue des Combes, que représente ce nouveau lieu pour votre association ?
J. A. : Cette boutique est tout d’abord le fruit d’un gros travail de transformation réalisé en équipe. La municipalité à financé les travaux mais ce sont surtout les bénévoles qui ont tout réalisé ici. Si les locaux ont de l’allure, c’est aussi les salariés qui s’investissent. Tout ici est issu du recyclage, de l’échange, des idées et surtout des projets. Mon mari nous a apporté les idées nécessaires pour l’agencement du lieu et les talents de menuisier le Jean-Marc Cheilan nous ont permis de faire beaucoup.
S. J. : Nous avons vraiment souhaité organiser ce lieu de manière professionnelle afin d’apprendre à nos salariés les principes de la vente en boutique, la décoration, le pliage, le rayonnage… c’est notre atelier grandeur nature ! C’est important pour les salariés et les clients de l’Envolée que ce lieu soit accueillant et puisse mettre en valeur la marchandise.
J-M. C. : C’est aussi beaucoup plus pratique pour tout le monde, cette boutique nous fait gagner en organisation et il y a moins d’isolement pour la personne qui travaille en boutique.
Les salariés sont-ils préparés à retrouver la rigueur du monde de l’entreprise ?
J. A. : l’encadrement a de nombreuses exigences vis-à-vis des salariés. L’exigence du travail bien fait facilite le retour à l’emploi. Il faut que nos salariés puissent rencontrer les conditions similaires au monde de l’entreprise et la rigueur en fait parti. Cela nous permet d’avoir une crédibilité dans notre recherche d’employeurs. Tous les mois et demi nous avons une réunion des salariés où nous leur expliquons bien que nous avons une certaine tolérance à l’association qu’ils ne trouveront pas ailleurs. C’est pour cela que j’essaie de maintenir une certaine rigidité, je leur dit toujours : ” je veux que vos partiez parfaites “ !
Comme dans l’entreprise, avez-vous des exigences de rentabilité vis-à-vis des salariés en insertion ?
S. J. : Non. Nous avons des exigences de résultats vis-à-vis de notre projet, nous souhaitons qu’il grandisse et s’améliore. Le social et l’économique sont liés, on ne peut pas monter d’actions efficaces sans générer un retour qui nous permettra d’avancer et d’apporter un intérêt social. Le but ultime est d’avoir de plus en plus de salariés en insertion au sein de l’Envolée. Si notre activité génère des bénéfices, nous pourrons les réinvestir. Nous devons chercher la rentabilité pour permettre au chantier de continuer à grandir, c’est important de pouvoir apporter un retour quantifiable à nos partenaires. Nous apportons plus que des résultats, nous avons des perspectives. Il ne faut pas que nous restions sur nos acquis, il va falloir que nous ayons de nouvelles perspectives de développement, c’est capital.

